7. déc., 2015

 

Il n’est pas facile de parler de ce que l’on appelle EMI (Expérience de mort imminente) ou en anglais NDE (Near death experience). J’ai souvent repoussé le moment de le faire, du moins publiquement ; mais aujourd’hui je suis invité à le faire pour témoigner qu’au-delà de ce que notre corps physique et notre mental nous permettent de percevoir, il existe d’autres plans, d’autres mondes et univers, auxquels il nous est donné à tous la possibilité d’accéder dans un état de conscience modifié. 

La NDE est une expérience qui permet d’accéder par la suite à ces autres plans dimensionnels. 

 

Voici donc la NDE que j'ai vécue il y a maintenant bien longtemps.

Il est souvent dit que la destinée n’existe pas, qu’il nous revient de gérer notre vie, et que rien  n’est tracé. C’est en partie vrai. 
Mais l’expérience de la NDE m’a montré que si nous pouvons choisir la façon de vivre notre vie, les événements importants quant à eux sont prédestinés, sans que nous puissions nous y soustraire. A nous de savoir ce que nous ferons de ces événements.

Nous avons toujours le choix !


J’ai toujours aimé la moto.  En 1976 j’avais l’habitude d’aller tous les vendredis soir à Rungis, où là la route nous appartenait. Il n’y avait plus d’activité, les halls étaient fermées, plus de camions, plus de palettes remplies de légumes, viandes et autres marchandises. Les lieux  étaient à nous. Nous étions, chaque semaine, plusieurs centaines de motards à nous réunir là car nous n'avions pas d'autre endroit pour nous rassembler. Les motos étaient toutes plus belles les unes que les autres. Nous étions là pour faire des figures et de la vitesse sur les routes abandonnées pour la nuit.


Nous étions toutes les semaines, une dizaine de copains à partir. Ce soir là, je venais de finir ma journée de travail, j’étais alors soudeur pour une entreprise qui fabriquait des grues. Je suis parti, vers 19h00, comme tous les vendredis, chercher mes copains pour partir à Rungis. Mais cette fois, personne n’a voulu venir. Ils avaient tous une bonne excuse ; l'un était malade, l'autre était parti chez sa copine, un autre était retenu en famille …


Je suis donc parti seul avec un copain que j’avais réussi à décider. N’ayant pas de moto, il est monté avec moi et nous nous sommes rendus à Rungis.

Arrivés sur place, il y avait déjà beaucoup de monde. Des motards faisaient des figures toutes plus folles et dangereuses les unes que les autres. Les spectateurs regardaient ébahis par les étincelles faites par les pots d'échappement et les cale-pieds qui frottaient  sur le bitume dans les virages.

Mon copain et moi des spectateurs car j'avais mon permis moto depuis trois semaines seulement, et je n'étais pas assez téméraire, ou assez fou pour me risquer sur la piste.

 

Vers 22h00, je commençais à ressentir une forte gêne dans les yeux. Dans la journée sur mon lieu de travail, j’avais certainement reçu un coup d’arc électrique d’un autre soudeur qui travaillait à côté de moi.


Vers 22h10 je décidai donc de rentrer car je craignais de ne plus arriver à voir la route si j’attendais plus.

Le « destin » allait me donner raison !

Il n’y avait pas de hasard ;  je n’avais jamais été brûlé par la soudure auparavant, personne n’avait voulu venir avec moi à Rungis ce soir là, mon copain n'avait pas son permis, et je me trouvais donc seul à devoir conduire.

Des circonstances qui n’étaient pas là pour rien.

En repartant, alors que j’étais encore sur les halls de Rungis, j’ai percuté le dernier bus qui passait par là. C’était son dernier trajet, et le mien aussi... 
Je l’ai percuté à plus de 110 km/h, le choc a été d'une violence extrême !  Je suis passé par-dessus le bus pour finir par une glissade de près de vingt mètres. Je ne me suis rendu compte de rien, mon copain, était resté sur place, avec une double fracture du fémur.

Les secours sont arrivés assez vite, je ne comprenais pas ce qui se passait. Il y avait beaucoup de monde, ils étaient tous en arc de cercle autour de moi, et j’observais moi aussi la scène.  Nous regardions les services de secours porter assistance à une personne qui était là, allongée sur le bitume.  
J’ai mis un certain temps, à comprendre que la personne allongée par terre, c’était moi , et que j’étais également l’observateur !!

 

J’étais là, une femme en blouse blanche me faisait un massage cardiaque. Toutes les personnes présentes autour de moi étaient curieuses et inquiètes. Moi j’étais juste curieux se connaître l’issue de ce qui se déroulait sous mes yeux. 
Je ne distinguais que les êtres humains, mais je ne voyais aucune construction, ni murs, ni bâtiments, ni routes, comme si tout avait été effacé pour ne laisser que les êtres humains.


Je me suis retrouvé à l’hôpital, inconscient. Arrivé aux urgences, ils m'ont conduit dans une salle. Là, je n'ai plus très bien compris ce qui se passait. Je me suis senti sortir de mon corps, j’avais la sensation de me dématérialiser de mon corps, pour me reconstruire à l’extérieur. Je flottais dans la pièce au-dessus de ce qui devait être moi. Je voyais bien mon corps, mais je n'avais plus l'impression qu'il m'appartenait.

 

Puis je me suis retrouvé collé au plafond, je flottais sur place de droite à gauche. Mon dos n’arrivait pas à toucher le plafond, un peu comme deux aimants que l’on essaye de faire coller sans y parvenir. Je voyais le personnel hospitalier s'agiter autour de mon corps, je voyais les voyants qui indiquaient une ligne plate, un peu de la même façon que l'on voit dans les films lorsqu'une personne est morte. 

Cela ne me gênait pas, j'étais plutôt curieux. Ils découpaient mes vêtements, me faisaient des radios de la tête avant de me retirer mon casque. J’avais beau leur crier qu’il ne fallait pas couper mes vêtements, qu’ils m’avaient coûté cher, mais rien à faire, ils ne m’entendaient pas. 
Tout à coup, je me suis senti aspiré à travers le plafond. Je me suis retrouvé dans un tunnel, il a fallu un petit moment pour que je m'habitue à ce nouvel endroit. J'ai remarqué une toute petite lumière au fond du tunnel, et sans que je puisse m'y soustraire je m'y suis dirigé. J'avais l'impression d'aller à la fois très vite et très lentement. C'était une vitesse indescriptible. 


Au fur et à mesure que j'avançais, la lumière grandissait. Le plus étonnant, avec du recul, c'est que cela ne m'inquiétait pas. J'avais l'impression de connaître cet endroit. Lorsque je suis arrivé, je baignais dans la lumière, la luminosité ne me faisait pas mal aux yeux, la chaleur y était très douce. J'avais la sensation d'être de retour à la maison, de la même façon que lorsqu’on part en vacances, et que l’on est content de retrouver son chez soi. Cet endroit semblait rempli d'amour.


Le temps de m'habituer à ce lieu, j'ai remarqué à une distance que je ne saurai dire, une multitude de petites lumières qui m'observaient, elles étaient presque toutes en ligne, formant un léger arc de cercle. J'avais l'impression qu’elles fouillaient en moi, peut-être pour savoir si je faisais partie de leurs familles ou de leurs amis. J’ai aperçu, derrière ces petits êtres de lumière, une lumière beaucoup plus vive et beaucoup plus grande sortir de derrière eux. Elle est venue vers moi, et m'a emmené avec elle.


Je me suis retrouvé devant une espèce de vide, je pourrais dire une dimension différente de celle où j’étais. Il m'a laissé seul, et là j'ai revu toute ma vie défiler. Je voyais tout le mal que j'avais pu faire aux autres, je ressentais tout, ce que j'avais fait de bien et ce que j'avais fait de mal. 
Cet être de lumière était observateur de mes pensées, mais ne me jugeait pas. D'ailleurs, il n'avait pas à le faire puisque je ne me jugeais pas moi-même.


J'ai revu toute ma vie, de ma plus tendre enfance jusqu'à mon accident. Une fois « le film «  fini, cet Être de Lumière m’a accompagné dans une visite guidée du monde dans lequel je me trouvais.


 Nous sommes partis voir les planètes qui nous entourent. Il m’a fait ressentir que la vie existait sur ces planètes, qu’elles faisaient partie de nous et que nous faisions partie d’elles.
Nous avons ensuite survolé le bas astral. Un endroit triste, chaque personne y était seule, il y avait beaucoup d’êtres de lumière qui étaient autour d’eux, mais eux ne les voyaient pas. Mon guide m’a fait comprendre, que ces êtres ne partiront pas de là où ils étaient, tant que leurs âmes n’auront pas reçu un peu de Lumière. 

Nous avons ensuite visité le monde des naissances, un monde merveilleux. Des centaines de petits êtres de lumière descendent en spirale, tout en chantant et en riant. Ils vont rejoindre le corps de leur future maman. Mon guide m’a fait comprendre que ces petits êtres choisissaient leurs parents en fonction de la mission pour laquelle ils avaient été envoyés. Ils choisissaient leur père et leur mère, même si ceux-ci ne se connaissaient pas encore !


Une fois la visite terminée, il m’a dit que le moment de rester n'était pas encore arrivé, et que j'avais le choix entre rester ou repartir. Pendant une brève seconde, j'ai pensé à ma petite amie que j'avais à ce moment là. Dans la seconde qui suivit, je me retrouvais dans mon corps, dans un lit d'hôpital, dans un corps qui me faisait souffrir.

Juste avant mon retour j’ai reçu la vision d'une rue - j’ai compris ensuite qu’il s’agissait d’une rue aux Etats-Unis -  dans laquelle je ne ressens plus aucune vie, ni humaine, ni animale. Le vide total. Pourtant, les bâtisses et tout le reste est intacte. Je pense que c'est une vision de l'avenir qui m'a été donnée avant de revenir sur terre. 

 


J'ai beaucoup regretté ce retour. Je me retrouvais dans ce corps qui était pesant, que j'avais du mal à déplacer et, qui me faisait souffrir. Il faut dire que je souffre d’une maladie des os depuis ma naissance.


J’étais déçu de ce retour. Je ne me suis pas tout de suite rendu compte de ce qui m'était arrivé, mais ce qui est sûr,  c’est qu’une  transformation s'était produite  en moi. Je n'étais plus jaloux, j'avais beaucoup plus de respect envers tout ce qui était vivant et je prenais maintenant le temps d'écouter quelqu'un d'autre que moi.


Il m'a fallu environ dix ans pour que mon changement se fasse entièrement. En quittant ce monde merveilleux, j'avais appris à discuter avec des personnes décédées, ce monde m'avait donné la possibilité de converser avec des personnes de l'au-delà, j'avais aussi des visions de l'avenir, comme si avant de retrouver mon corps, cette être de lumière avait enregistré dans mon cerveau un morceau de l'avenir de la terre et de l'humanité.


Depuis quelques années, je dévore des livres d'ésotérisme, j'ai soif de savoir, j'aime rencontrer d’autres personnes, les écouter, leur donner un peu de lumière qui est en moi, de l'amour, et leur montrer qu’elles sont très importantes, d'abord à leurs propres yeux, puis au regard de tout le monde.


J'ai appris une chose qui fait partie de ma vie maintenant ; c'est que la plus belle chose qui puisse nous arriver, c'est de donner de l'amour et du respect à tout ce qui vit.


Parmi les dons qui m’ont été faits, j’ai celui de pouvoir entrer en contact avec des personnes décédées, lorsqu’elles ont envie de me parler, et d’utiliser mon magnétisme pour  soulager les personnes qui souffrent de maux physiques ou psychiques.


Comme tu vois, mon histoire est assez banale, mais il faut que j'en parle, c'est un besoin.Et comme je le disais en commençant ce récit je n’ai pas pour intention de chercher à convaincre quiconque, mais juste de partager et de témoigner, comme je me sens invité à le faire.