Suicide ou pas ??

 

Bonjour à Tous et toutes.


Il y a quelques années, lors d’une séance de médiumnité, il m’est arrivé une expérience dont je me souviendrai toute ma vie.

L’histoire que je vais vous raconter n’est pas banale, et prête à réfléchir. Elle invite à nous montrer prudents sur ce que l’on voit et que l’on pense être la vérité ; car celle-ci peut se révéler très différente.

Dans le cadre de mes activités, une femme me contacte un jour et prend rendez-vous avec moi. Cette femme espérait  que je puisse lui donner des nouvelles de sa fille décédée trois mois plus tôt.

Sa fille se trouvait en vacances à l’étranger au moment de son décès. Cette femme m’expliqua que sa fille était morte après une prise de médicaments et d’alcool. Elle s’était suicidée en laissant un petit mot. Le responsable de l’hôtel où elle séjournait, l’avait trouvée allongée sur le lit.

J’expliquai alors à cette femme, qu’il me serait difficile d’entrer en contact avec sa fille, car le décès de celle-ci était récent, et que souvent les personnes décédées par suicide accèdent à un plan de transition différent de celui des personnes décédées de mort dite naturelle. Sur ce plan ils ne peuvent avoir de contact avec êtres incarnés sur la Terre qu’après une période indéterminée, qui varie en fonction de la compréhension de leur acte (suicide).

Après une courte discussion avec cette femme, sa fille que je nommerai ici « Sophie » à commencer à me parler. Elle était très agitée, et moi, très surpris d’avoir déjà un contact avec elle.

Sophie, très déterminée voulait que je dise à sa mère qu’elle ne s’était pas suicidée, chose que j’ai faite. Sa mère m’explique que je devais me tromper, que la police avait trouvé sa fille sur son lit d’hôtel, qu’elle avait bu beaucoup d’alcool et qu’ils avaient trouvé à ses côtés une boite de somnifères vide, et un petit mot où était écrit ces mots ; « Je vous aime et je vous demande pardon. » La mère de Sophie pleurait car elle ne comprenait pas.

C’est alors que Sophie me dit qu’elle allait m’expliquer, et qu’ensuite je le transmettrai à sa mère.

Sophie me dit qu’elle était partie en boîte de nuit avec son petit ami du moment. Ils ont passé la soirée à danser, à rire et à boire. Tard dans la nuit, son ami a eu un geste et des paroles qui lui ont remis en mémoire des évènements de sa tendre jeunesse, qu’elle voulait oublier.
Profondément affectée, elle est rentrée à l’hôtel seule, car elle se sentait trop triste pour continuer la fête.
Une fois dans sa chambre, elle était tellement malheureuse par ce qu’elle s’efforçait d’oublier, qu’elle a décidé de prendre des somnifères pour dormir, pour ne plus penser. Seulement, avec l’effet de l’alcool, elle n’a pas remarqué qu’elle venait de prendre la boîte entière de cachets. Au bout d’une courte période, elle s’est rendu compte qu’elle venait de faire une bêtise, car elle n’avait plus de force. Elle comprit ce qu’elle venait de faire en regardant la boite de comprimés vide. Elle n’avait même plus la force de se tenir debout. Comprenant qu’elle allait mourir, elle a pris un papier et un crayon pour expliquer ce qu’elle avait fait, et qu’elle n’avait pas voulu attenter à sa vie. Elle n’a eu que la force de commencer son message par… « Je vous aime et vous demande pardon ».Avant de sombrer dans le coma, puis la mort.

Sa mère, très attristée était tout de même heureuse de recevoir des nouvelles de sa fille, et de savoir qu’elle ne s’était pas suicidée.

Sur le chemin du retour Sophie n’arrêtait pas de me parler, m’expliquant ce qui lui était arrivé dans sa jeunesse. Elle voulait également parler à sa petite sœur que je nommerai « Patricia ». Elles étaient toutes deux très fusionnelles.

Lorsqu’elle avait 5 ans, lors d’un repas de famille bien arrosé, un de ses oncles est entré dans sa chambre alors qu’elle dormait. Il a commencé à lui parler, puis l’a caressée et a demandé à Sophie de le caresser également. Ayant très peur, elle n’a  pas eu d’autre choix que de s’exécuter.
C’était une petite fille, lui, un adulte, et il avait des paroles très convaincantes. Elle était terrorisée, cette homme avait une très mauvaise haleine, il sentait l’alcool et la transpiration. Je ne vous raconterai pas ce qu’il lui a fait, elle m’a fait vivre dans les détails ce qu’elle a subi. Ce que je peux vous dire, c’est qu’elle a eu très mal. Cet homme lui a fait comprendre ensuite que ce qu’elle venait de faire était très mal, et qu’il fallait qu’elle n’en parle à personne sinon, plus personne ne l’aimerait.

Elle a subit les viols de son oncle durant plusieurs mois.

J’étais à présent au courant de la raison de son malheur, cependant je lui ai fait comprendre que je ne pouvais en parler à sa mère, car celle-ci n’avait déjà que trop souffert. Sophie était très tourmentée, elle voulait à tout prix que je lui dise. Elle ne m’a pas laissé tranquille pendant trois jours !, y compris  la nuit.
Elle ne voulait pas que j’en parle pour que son oncle soit démasqué, car elle me disait que pour elle son acte avait été nécessaire non pas sur un plan terrestre, mais pour le plan où elle se trouvait maintenant. Elle n’était pas là où elle était pour le juger, encore moins pour le condamner, mais juste pour que l’on comprenne la raison de son état mental depuis toujours.

Elle m’a dit que si elle ne pouvait en parler à sa mère, elle voulait se confier à sa sœur.

J’ai accepté sa demande, pour que sa sœur puisse faire son deuil, et pour que Sophie me laisse un peu en paix.

J’ai donc recontacté la mère de Sophie, et je lui ai fait part des souhaits de fille. Sa sœur, Patricia travaillant à paris comme avocate, nous avons pris rendez-vous pour le samedi, trois jours plus tard. Pendant ces trois jours, Sophie n’est pas venue me voir, elle m’a laissé tranquille.

Le samedi matin, c’est Sophie qui m’a réveillé, elle était toute excitée de prendre contact avec sa sœur à travers moi. Vu que pour elle le temps n’existe plus, elle m’a réveillé très tôt !

Elle est restée présente jusqu’à ce que je parte voir sa sœur et sa mère, en début d’après-midi.

Une fois arrivé, j’ai fait la connaissance de sa sœur Patricia et de son père. Je leur ai raconté ce que m’avait fait vivre Sophie pendant la semaine, personne n’était étonné, car ils me disaient que Sophie avait toujours eu beaucoup de caractère, et qu’elle avait toujours eu l’habitude d’obtenir ce qu’elle voulait.

Après un café et une part de gâteau, Sophie a voulu me montrer l’univers qu’elle avait chez ses parents. Elle m’a montré sa chambre, ses affaires, et me disait que ses parents devaient se séparer de tout ça, que cela ne servait à rien de les conserver. Je servais d’intermédiaire entre Patricia et elle. Elle voulait que Patricia prenne une de ses broches qu’elle avait beaucoup aimée, c’est Patricia qu’il la lui avait offerte. J’ai donné à Patricia des détails sur cette broche, mais…elle ne l’a pas trouvée.

Sophie m’a montré également les peintures et sculptures qu’elle avait faites. De très belles peintures et sculptures, beaucoup de corps de femme, mais…avec des couleurs très sombres et les corps des femmes étaient mutilés. Avec ce que je savais de son enfance, je comprenais la raison de son art.

Une fois la visite des lieux finie, sa sœur et moi sommes allés nous asseoir sur le canapé. Je continuais à faire l’intermédiaire entre Sophie et sa sœur. Sa mère nous avait laissés, car elle savait que Sophie et Patricia aimaient être seules pour parler.
Patricia et moi, avons discuté pendant un moment. Sophie, m’a proposé une requête. Elle avait envie de discuter avec sa sœur en « direct ». C’est-à-dire qu’elle voulait prendre possession de mon corps, pour parler directement à sa sœur. Bien-sûr j’ai refusé, je savais ce qui allait m’en coûter si j’acceptais. Elle allait se servir de mon énergie, cela allait me fatiguer énormément. Mais elle m’a tellement sollicité que j’ai fini par céder.

Pendant plus d’une demi-heure, elle a pu converser avec sa sœur sans intermédiaire. Une fois qu’elle a quitté mon corps, j’étais très, très fatigué. Je me suis allongé sur le canapé et j’ai dormi. Une fois réveillé, Patricia et sa mère m’ont dit qu’elle avait été très heureuse d’avoir pu parler à Sophie, et d’avoir pu lui dire au revoir.

Quelques jours plus tard, la mère de Sophie m’a appelé pour me dire qu’elle avait trouvé la broche en faisant du vide dans les armoires de sa fille. Cette broche était encore accrochée sur un de ses chemisiers.

Sophie a voulu absolument que je vous parle d’elle et de son expérience, car elle sait, que d’autres personnes sont dans le même cas qu’elle, et elle souhaite que son témoignage, puisse apaiser  les souffrances de cœur de beaucoup de monde, sur terre et sur l’autre rive.

Elle tient à vous dire, qu’il ne faut pas se fier à ce que vous voyez ou entendez, mais plutôt de vous fier à votre cœuret à vos émotions.

Je vous souhaite de lire ce message, et aussi ce qu’il y a entre les lignes. Laissez votre cœur s’exprimer, à la place de vos yeux.


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Je me vois, allongée sur mon lit, une lettre à la main où est écris : « je vous aime, et je vous demande pardon. » Puis plus rien, pas de suite sur la lettre, juste ces quelques mots, qui sont les mots de la dernière chance, des mots griffonnés, mal écrits.

Je suis une jeune femme, cette nuit, je suis partie en boite. J’ai tout pour moi, la beauté, l’argent, enfin…tout pour être heureuse.


Le problème, c’est que le bonheur, je ne le connais pas. Lorsque j’étais petite et ne comprenait rien de la vie, si ce n’est le bonheur d’être avec mes parents, un homme de ma famille est venu me souiller, je ne savais pas encore ce qu’était le viol. La seule chose que je savais, c’est que cet homme promenait sa langue sur mon corps, une odeur de salive affreuse. Un mélange d’alcool et de mauvaise haleine. Il a mis à l’intérieur de moi, une chose que je ne connaissais pas, cela me faisait très mal. Je ne pouvais même pas crier tellement la douleur était forte. Je ne savais pas ce qui se passait, j’avais très peur.
Cet homme que je connaissais est ensuite parti, en me disant de ne rien dire à personne, sinon, il reviendrait, et recommencerait.
Je suis restée là, sous les draps, un temps que je ne pourrais pas définir. Sous mes draps. Je souffrais en silence de cette horreur de ces douleurs que je venais de subir, sans vraiment comprendre pourquoi, sans vraiment savoir ce que j’avais fait de mal, pour subir une telle souffrance, une telle souillure. 
J’ai grandi dans ce souvenir, j’étais une jeune femme très belle, je faisais la fête autant que je pouvais, j’avais une sœur qui était ma confidente et ma complice, mais lui dire que dans ma tendre jeunesse j’avais été violée, était trop dur pour moi.
J’ai connu beaucoup d’hommes, mais ne voulait m’attacher à aucun, car pour moi, mon cœur et mon amour, on me les avait retirés un soir de mes 5 ans.
J’essayais de fuir mon corps et mon âme en partant dans d’autres pays, je me suis lancée aussi dans la poterie, dans la peinture. Tout le monde trouvait mes œuvres très jolies, mais en fait, elles étaient très laides. Elles étaient de la même façon que je me voyais de l’intérieur. Elles étaient toutes déformées, avec des couleurs très sombres.

Ce soir-là, dans cette boite de nuit, beaucoup d’hommes me regardaient. J’étais venue avec un ami, même un peu plus qu’un ami ! Nous avons beaucoup dansé, nous avons aussi beaucoup bu. Pour tous ceux qui me regardaient, même pour mes parents, j’avais une joie de vivre qui ferait envie à tous. C’était la façade que je montrais pour me cacher, taire la réalité que j’avais dans la tête. Tout le monde trouvait mon corps magnifique, ma joie de vivre, mais personne ne m’avait demandé comment moi je me voyais. Donc, je n’avais pas d’autre possibilité pour m’exprimer que de peindre, de sculpter, la façon dont je me voyais.

L’ami avec qui j’étais, m’a dit une parole, a fait un geste, qui m’a replongée dans ma tendre enfance. J’ai donc quitté la boite de nuit, et je suis rentrée seule dans ma chambre d’hôtel. Là, comme très souvent, tous les souvenirs me remontaient en mémoire. J’en avais vraiment assez de ces souvenirs.

Alors, j’ai pris une boite de somnifères et j’ai tout avalé. Je ne pensais pas me tuer, je voulais seulement oublier, dormir et ne plus me souvenir de ces scènes affreuses que j’avais vécues. Lorsque je me suis rendue compte de ce que je venais de faire, que je commençais à m’endormir d’une façon peu naturelle, j’ai pris un papier, et j’ai commencé à écrire. Je voulais expliquer mon geste qui n’était fait que de désespoir, je n’en ai pas eu le temps, je me suis très vite endormie.

Je ne me suis rendue compte de ce que je venais de faire, lorsque je me suis retrouvée au-dessus de mon corps, et que j’entamais un voyage sans retour. Les gendarmes ont conlue à un suicide, mais il n’en était rien, je voulais seulement dormir et ne plus penser à rien.

Ma famille et mes amis ont été très malheureux et inconsolables de la nouvelle. En plus, je ne pouvais plus dire que pour moi, la vie continuait, je voulais leur dire qu’il ne s’agissait pas d’un suicide.
Et je voulais leur dire aussi, que je les aimais, même si souvent, je ne leurs disais pas, ni ne leur montrais